LFI, mouvement décivilisationnel

À Toulouse, on a échappé à un maire LFI et c’est tant mieux.
Ce n’est pas grâce au Parti Socialiste et ça je saurai m’en souvenir, mais le résultat est là. Les Toulousains qui ont voté en masse, ont dit : « Pas de ça chez nous ! » et ils ont barré la route à François Piquemal, le candidat de ce parti.

Je n’aime pas du tout LFI.
Ce mouvement, puisque c’est ainsi qu’il se définit, se comporte en parti politique décivilisationnel qui cherche à détruire un pays que j’aime beaucoup, le mien, la France.
Pour lui, la première étape de destruction de mon beau pays consiste à bordéliser le débat institutionnel pour finir de lui ôter toute crédibilité. Au lieu de s’attacher à reconstruire le lien organique qui doit exister entre les institutions et les citoyens, lien qui s’est fortement dégradé depuis longtemps, il les décrédibilise un peu plus dans une perspective théorisée de “destituante”.
Il ne faut pas s’y tromper. Les cris, les huées, les vociférations, les comportements outrageants des députés LFI à l’Assemblée Nationale ne sont pas seulement l’expression de voyous ou de voyelles, leur équivalent féminin, mais bien le résultat d’une théorie forgée par Mélenchon et son think tank, “Le cercle La Boétie”.
Bordéliser l’Assemblée Nationale et même bordéliser la rue, cf “la jeune garde”, c’est simplement l’expression du dégagisme et la première étape d’une démarche trotskiste bien comprise contre un ordre imposé par une oligarchie bourgeoise, ou, pour reprendre les termes actuels “une oligarchie de mâles blancs dominants cisgenres”.
En somme, la longue histoire de l’extrême gauche révolutionnaire ne fait que continuer sous nos yeux étonnés, et, avec elle, sa logique conflictuelle de révolution permanente.
Ce mouvement politique, trotskiste dans l’âme et stalinien dans le fonctionnement, argumente sa détestation de mon pays. En bonne logique marxiste, il considère que la France actuelle ne serait que le fruit pourri d’une conflictualité sociale éternelle, une lutte des classes où le bourgeois agresserait systématiquement le prolétaire, où l’ancien colonisateur continuerait d’exploiter de manière “systémique” l’indigène. Mélenchon, son gourou en chef, s’appuie sur le volapuk indigéniste et racialiste pour mieux hystériser le débat public et créer le ressentiment dont son mouvement gazeux a cruellement besoin.

Ce mouvement, sans culture ni mémoire, ignore sciemment la richesse culturelle et la profondeur historique de mon pays qui a façonné une population typique à l’identité bien marquée. Un peuple, en somme, au sens historique du terme, fruit d’un héritage partagé qui a donné naissance à une communauté nationale charnelle qui tente de vivre dans un cadre démocratique très fragile.
LFI appelle donc à la création d’une nouvelle France, d’une nouvelle gauche, d’un nouveau peuple, qu’il va chercher dans les grandes villes en mobilisant un individu urbain, jeune, woke, métissé, immigré, mobile, souvent précaire et déraciné, et sensible aux enjeux sociétaux. Individu souvent porteur d’un ressentiment pour son propre pays qu’il transforme en haine. Un animal social nommé “Homo urbanus” qui doit remplacer le prolétaire marxiste puisque celui-ci a disparu, et qui permettra à LFI de redynamiser la conflictualité sociale sans laquelle il n’a pas de raison d’être.

Personnellement, je ne crois pas une seconde à la viabilité d’un projet fondé sur un peuple patchwork, fait de pièces et de morceaux, bâti sur ce concept “d’Homo Urbanus”.
Je ne crois pas à la cohésion à long terme d’un tel agrégat d’individus qui auraient de la proximité idéologique ou un lot de valeurs communes parce qu’ils seraient voisins de palier. En revanche, je suis très conscient de la capacité de nuisance de cet agrégat sur la stabilité de la communauté nationale.
Comme beaucoup de Français, je me considère comme citoyen de la communauté nationale et je vois comme une concurrence existentielle l’apparition, d’un côté, d’un Homo Urbanus créolisé et instrumentalisé par l’extrême gauche révolutionnaire et de l’autre, un Homo Economicus au service du capitalisme trans-national. Je souhaite simplement continuer le projet républicain qui consiste à être entouré de concitoyens éclairés, éduqués, cultivés, avec lesquels je partage une humanité commune et avec qui j’ai envie de construire un projet de société pour l’avenir, dans un cadre démocratique apaisé.

Pour clore ce texte, je reprends le mot fort que j’ai utilisé au début et qui fait que je n’aime pas du tout LFI : Ce mouvement agit comme un parti qui a un projet décivilisationnel.

A bientôt.

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