Poème à quatre temps pour moteur à deux temps

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Un jour, j’ai écrit une chanson en utilisant le site « 1001 rimes ».
1002 mercis à ce site sans qui cette chanson ne serait pas ce qu’elle est 🙂

Rappel : c’est bientôt la Saint Valentin !

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En ces temps je fonçais sur ma motocyclette 
Et content je pensais Putain qu’est-ce qu’elle carbure
Mon antique Kawa, ma vieille pétrolette,
Elle défie les outrages, et du temps les blessures.

Posé sur mon baudet, mon fier exosquelette,
Botté, ganté, casqué, j’allais à vive allure,
J’avais le mors aux dents et du vent plein la tête.

Soudain, je l’aperçus, superbe créature.

La vie comme la route, au détour d’un virage,
Réserve des surprises, des flambées d’émotions
Qui ouvrent des chemins, emmènent en voyage
Nos cœurs à impulsions, moteurs à explosions.


Elle portait l’uniforme de la cavalerie,
De la maréchaussée, elle avait l’élégance.
Elle montait sa béhèm avec coquinerie
Et laissait apparaître un brin d’impertinence.
Soufflé par les contours de sa carrosserie,
Je fis une embardée, un mauvais pas de danse
Et cette gendarmette, avec espièglerie,
Me pria de stopper sous peine de contredanse.

La vie comme la route, au détour d’un virage,
Réserve des surprises, des flambées d’émotions
Qui ouvrent des chemins, emmènent en voyage
Nos cœurs à impulsions, moteurs à explosions.

Son casque sous le bras, elle s’approcha de moi,
Les cheveux étamines et les yeux papillons,
(Oui je le reconnais, je dis n’importe quoi)
Et voici qu’elle me lance avec exaltation
Monsieur je suis troublée, vous avez une Kawa,
Mon père avait la même, modèle compétition.
Permettez que j’effleure la première que je vois  
Depuis que mon papa a croisé un camion.

La vie comme la route, au détour d’un virage,
Réserve des surprises, des flambées d’émotions
Qui ouvrent des chemins, emmènent en voyage
Nos cœurs à impulsions, moteurs à explosions.

Ses deux yeux papillons semblaient très facétieux
Ils échauffaient en moi un sang virevoltant
Montez mademoiselle, y a de la place pour deux,
Le moulin est costaud et mon cœur assez grand.
Ainsi nous chausserons les bottes de sept lieues,
Nous sèmerons la vie, nous vaincrons les géants.

(Tu me l’as déjà dit, je sais je suis vieux jeu).

Voilà comment, fiston, j’ai connu ta maman !

La vie comme la route, au détour d’un virage,
Réserve des surprises, des flambées d’émotions
Qui ouvrent des chemins, emmènent en voyage
Nos cœurs à impulsions, moteurs à explosions.


Texte écrit en 2011
Photo 1 : origine inconnue.
Photo 2 : illustration réalisée par l’autrice du blog Motarde en herbe. (Demande d’utilisation en cours)

2 réflexions sur « Poème à quatre temps pour moteur à deux temps »

    1. Merci,
      c’est un poème très carré à la forme classique, pas vraiment mon type d’écriture. C’est pas grave, l’essentiel étant qu’il soit sincère.
      Je veux dire que ce n’est pas qu’un simple exercice de style.

      J’aime

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