
(…) Et l’Europe, dans tout ça ?
L’Europe qui a passé cinquante ans à fumer la moquette du pacifisme et du libre-échangisme à l’abri du parapluie américain.
L’Europe qui s’est assise sur les recommandations gaulliennes.
L’Europe qui a oublié de construire patiemment sa propre identité, sa propre citoyenneté au profit d’un libre-marché destiné à satisfaire ses consommateurs intérieurs et ses commerçants.
L’Europe qui s’est crue sortie de l’Histoire, protégée qu’elle était par ce même parapluie qui vient soudainement de se refermer.
L’Europe qui n’invente plus rien et qui a loupé l’informatique, les smartphones, le numérique, les réseaux, l’Intelligence Artificielle et la robotique.
L’Europe qui a oublié que “si vis pacem, para bellum” comme on m’a appris à le dire en latin dans les années 70, si tu veux la paix, prépare la guerre.
L’Europe qui risque de finir en musée à ciel ouvert.
Eh bien, à présent que “winter is coming”, elle n’a plus que ses yeux pour pleurer et elle doit regarder de près ce qui lui reste à sauver !
Elle risque de découvrir un peu tard qu’elle avait une belle culture noble, sa propre culture qui ne se dilue pas dans ce qu’on appelle bêtement “l’Occident”. Une culture qui se hisse même à la hauteur d’une civilisation, n’ayons pas peur des mots.
Pour moi, un véritable exotisme qu’il faut préserver dans le concert des nations.